Un échange étudiant au cœur des Alpes

 

ANAveroÉcrit par:
Anabelle Côté et Véronique Lapointe,
Chroniqueuses spontanées

 

De nos jours, partir à l’étranger lors d’un échange étudiant est devenu de plus en plus accessible. L’UQAM nous a donné l’opportunité, grâce à un échange bilatéral avec l’Institut d’urbanisme de Grenoble, de vivre cette aventure durant la session d’hiver 2015. Cette expérience nous a permis non seulement de développer de nouvelles méthodes de travail, mais aussi d’agrandir notre horizon professionnel et de développer des relations internationales.  La spontanéité et la découverte ont fait partie intégrante de notre quotidien à l’étranger. Bien que les coûts monétaires de cette expérience ne puissent être négligés, les bénéfices de cette aventure sont beaucoup plus importants. Nous sommes revenus à la maison avec des souvenirs marquants de voyages improvisés, de visages étrangers et d’anecdotes inoubliables.

Nous avons mis le cap vers la France, plus précisément à Grenoble, cette ville que nous avons appris à connaître et à aimer au fil des jours. Mettre les pieds sur une terre inconnue est certainement un défi de taille, mais qui selon nous mérite grandement d’être relevé. S’établir pendant six mois dans une ville permet de s’imprégner des coutumes, des couleurs et des gens du pays,  tout en y développant une routine bien à soi.  Que ce soit la petite boulangerie où un arrêt était obligatoire sur le chemin de l’école, ou bien la terrasse du bar « Les copains d’abord », Grenoble nous a fait découvrir son histoire et fait vivre sa culture. Cette ville était alors devenue notre « chez nous » et est maintenant gravée sur notre cœur comme étant notre ville adoptive.

Tous les matins, Grenoble nous a fait profiter de son environnement exceptionnel. De notre résidence étudiante située dans une ancienne forteresse datant de la fin du 19e siècle, nous pouvions observer le paysage montagneux et magnifique qui se dressait devant nous. Certes, la montée de 15 minutes pour accéder aux résidences était exténuante, mais le panorama de la ville en valait largement le coût. Les trois chaînes de montagnes qui entourent Grenoble (Belledonne, Vercors et Chartreuse) lui donnent un charme et permettent un nombre incroyable de randonnées pédestres dont nous avons pu profiter. Divers centres de ski sont également situés près de la ville, dans les Alpes, et certains à moins d’une heure de transport, ce qui est plutôt extraordinaire pour les amateurs.

Du côté urbanistiimage 3que et environnemental, la ville de Grenoble a beaucoup à offrir. D’abord, avec l’un des premiers écoquartiers de France, soit la Caserne de bonne. Ce développement résidentiel et commercial propose des aménagements ainsi que des techniques innovantes afin de réduire l’empreinte écologique du quartier. Comme cette ville est enclavée par les chaînes de montagnes, la pollution y est augmentée ainsi que la chaleur. En effet, dès que l’été approche, les habitants de Grenoble quittent la ville pour vivre en montagne, car la chaleur y est pratiquement insupportable.

Grenoble possède également un centre-ville historique à l’image des villes européennes. De grandes places publiques le structurent et il y a un bon nombre d’aménagements pour favoriser le transport actif et collectif. En effet, il comporte de nombreuses zones piétonnes où ce n’est que certaines voitures (avec vignette) qui peuvent y entrer par exemple, les résidents ou pour la livraison aux commerces s’y trouvant, à des heures particulières. Le centre-ville est donc un endroit sécuritaire pour les piétons, où d’ailleurs la vitesse des voitures a été abaissée en 2015 à 30 km/heure, bonifiant ainsi la sécurité des usagers où résulte ainsi une réduction de l’empreinte environnementale.  Aussi, le partage des voies publiques entre les différents modes de transport est particulièrement présent à Grenoble. Que ce soit les voitures (pour certaines zones), les tramways, les cyclistes et les piétons, tous ont leur place. Il est d’ailleurs saisissant d’observer les voitures circuler directement sur les voies des tramways sans incident, grâce à un système de feux de circulation.

Pour ce qui image 4est de la vie de quartier, Grenoble peut être qualifiée de dynamique, du moins pour ce qui est des quartiers plus centraux, particulièrement le centre historique. On y retrouve de nombreux commerces et petits restaurants de toute sorte, allant de la cuisine locale à la cuisine asiatique. Ville étudiante, ceux-ci envahissent les rues à la tombée de la nuit. De ce fait, il est assez facile de trouver un endroit où l’ambiance est à la fête à Grenoble.

La ville située dans les Alpes met un effort particulier à donner à ses habitants un milieu de vie accueillant. On y retrouve de nombreux parcs et squares. Depuis janvier 2015, une grande partie des 326 panneaux peuplant la ville ont disparu pour être remplacés par des arbres[1].

Au final, effectuer un échange étudiant dans la ville de Grenoble est une expérience que nous conseillons à tous. Bien qu’il puisse y avoir quelques points surprenants au départ (comme les toilettes turques de nos résidences…), nous avons facilement trouvé confort dans notre nouvelle vie « grenobloise » et où finalement, les six mois à l’étranger ont passé beaucoup trop vite.

[1] http://www.francetvinfo.fr/politique/avant-apres-regardez-comment-la-pub-a-deserte-les-rues-de-grenoble_967209.html

Crédit photo: Anabelle Côté et Véronique Lapointe