Villes intelligentes et p’tit Larousse

Louis_bastien

Écrit par
Louis Bastien Lapierre,
Chroniqueur

 

Vendredi dernier, j’ai eu le plaisir de participer à l’événement Villes Intelligentes du magazine Les Affaires. Il y avait des grosses pointures, je me sentais cheap avec mon veston à 60$.

Je dois avouer que j’ai été un peu déçu (mon veston à 60$ est, en partie, responsable). Je m’imaginais déjà, écrire ma chronique avec une belle définition, ça aurait été magique.

smart-citiesDe la magie justement. C’est que les villes intelligentes, en définition, ça n’a pas de définition. Une ville intelligente, c’est une ville qui utilise les nouvelles technologies de l’information et des communications pour bonifier ses activités, être plus efficient, en résumé.

Ça semble bon? Oui, oui, si on se souvient bien, il y a quelques décennies un dénommé Robert Moses (pour ne pas nommer Ford, GM, Michelin…) nous présentait une innovation : la voiture. C’était La solution à nos maux de tête urbains ; l’hygiène des quartiers, la liberté des déplacements, les loisirs, l’accès à la nature…

Parlons-en de la nature, la voiture a fait quoi ? Elle a repoussé la nature encore plus loin, toujours plus loin, mais ça, nous ne le savions pas quand la voiture fut invitée dans nos villes.

Aujourd’hui, la ville intelligente reprend partiellement ce discours, réaffirme l’innovation comme étant la solution à nos problèmes contemporains ; l’écologie, la liberté de déplacements, les loisirs.

Depuis la création du Bureau de la ville intelligente et numérique l’an dernier, la ville de Montréal démontre un intérêt profond pour ces questions technologiques, mais est-ce que le regard critique est au rendez-vous? Arriverons-nous assez rapidement à comprendre ce qui en est pour éviter les erreurs du passé?

D’ici là, je vous laisse avec une citation d’IBM au sujet de la ville plus intelligente.
« Being smarter can change the way their cities work and help deliver on their potential as never before. »

 

Source de l’image: Campagne publicitaire (2013) People For Smarter Cities où IBM propose une tribune afin d’échanger sur ce qui pourrait rendre les villes plus « intelligentes ».